Conte d’OeNoël…

Posté par Eva ROBINEAU, le 27 décembre 2010

Cette année encore plus que les autres, le Père Noël avait déposé de bien belles bouteilles sur notre table de Noël…

Entre le réveillon, le jour de Noël, et les repas post-Noël, on a dénombré de nombreux cadavres sur les tables de Loire… Mais j’ai décidé de vous parler ici de deux bouteilles, qui m’ont particulièrement plu.

Vouvray, moelleux, Domaine du Clos Naudin, 1997.

On pourrait l’appeler « la-petite-merveille-dénichée-au-fond-des-caves-Augé ». Partie sans vraiment une idée très précise de ce que j’allais acheté, j’ai suivi les recommandations du caviste, qui me le conseillait pour accompagner un foie gras. Petite correction, ne pas le mettre avec un foie gras. Le prendre en apéritif, avec quelques amuses-bouches salés. Car il développe des arômes de vieux vin, très agréables, mais qui ne se marient pas vraiment avec un foie gras, selon ma modeste opinion. On des arômes de vieux vin, un peu confiturés, mais contre-balancés tout de suite par une fraîcheur étonnante. Enfin, étonnant, pas vraiment, c’est du chenin… En bouche, toujours ces arômes de vieux vin, très agréables, équilibrés par une belle acidité. Un vin bien fait, bien structuré, qui a étonné par cet équilibre entre acidité et arômes de vieux vin.

La Quintessence, Coteaux du Layon, Domaine de Juchepie, 2003.

Alors là, apothéose. Je l’avais acheté au salon des Anges Vins, en me disant qu’il serait bien difficile de tenir jusqu’à Noël pour la boire. Et le vin fût à la hauteur de mes attentes. Magnifique.  Je crois que c’est encore mon oncle et mon père qui en parlent le mieux : « Ce n’est pas du vin ». Non, ce n’est pas du vin. C’est autre chose. Il y a quelque chose de magique dans ce vin. Les mots me manquent un peu. C’est une telle explosion de saveurs et d’arômes, au nez comme en bouche. Des arômes de fruits cuits, de fruits secs, de gâteaux sortant du four, de bonnes confitures préparées avec amour. Mais avec beaucoup de fraîcheur et une belle acidité, qui équilibre une sucrosité qui pourrait devenir écoeurante sur un autre vin. Ce vin est parfaitement équilibré.

 Et ce gras, qui embaume la bouche sans lourdeur mais nous tapisse la bouche de velours… Comme dirait mon père, « ce vin, on a envie de le manger ». Oui, on a envie de croquer dans ses fruits secs, ses gâteaux. C’est une expérience incroyable que ce vin, un moment unique de dégustation, qui ne peut se faire qu’avec des personnes que l’on affectionne. Le plaisir fût de le redécouvrir, encore, avec toujours autant de plaisir, mais aussi de pouvoir le partager avec des personnes qui me sont chères. Sans partage, le vin n’est rien. Sans ce précieux moment passé à partager cette petite merveille, la Quintessence n’aurait pas eu la même saveur. Alors, voilà, c’est mon vin d’Oenoël. 

Pour en savoir un peu plus sur le domaine de Juchepie, rendez-vous l’année prochaine…

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