Création de l’Association Interprofessionnelle des Vins Bio du Val de Loire (AIVB-VL)

Posté par Eva ROBINEAU, le 24 janvier 2011

Le 12 janvier dernier, l’Association Interprofessionnelle des Vins Bio du Val de Loire (AIVB-VL) est née.

En marge de ce communiqué de presse, Philippe Delesvaux nous a donné quelques clés pour comprendre la création de cette association, ses enjeux et ses actions.

Préparer l’avenir

La création de cette association anticipe un besoin futur. Car, dans les 2-3 ans à venir, sur la totalité du volume de Muscadet vendu au négoce, le volume de Muscadet bio devrait doubler. Et il faut déterminer un prix spécifique pour ce Muscadet bio. L’un des buts de cette association est donc de créer des tarifs interprofessionnels, et c’est cette association qui négociera avec InterLoire des accords professionnels pour le prix du vrac.

L’enjeu est très important pour le Muscadet quand on sait que 80 % du Muscadet se vend au négoce, mais que le Muscadet bio se vend deux fois plus cher que le conventionnel. Et que la surface en agriculture biologique devrait doubler d’ici à quelques années. De 3,6 % de la surface en 2012, les prévisions envisagent 6 % en 2013-2014, et plus de 10 % par la suite.

Mise à part le Muscadet, d’autres vins d’appellation sont concernés: Rosé d’Anjou, Cabernet d’Anjou, Crémant de Loire et Touraine.

La création de cette association répond donc  à un réel besoin d’organiser, de structurer, d’organiser ce marché à venir.

Le but est également de faire un pont entre l’interprofession et les professionnels. Mais elle veut également donner une image ouverte et plus claire de ce qu’est la bio, et améliorer l’échange.

Fonctionnement

Les adhérents au GABB (Groupement d’Agriculteurs Biologistes et Biodynamistes, un groupement par département) adhérent d’office à l’AIVB-VL, sans payer de frais supplémentaires. Sinon, les frais d’inscription s’élèvent à 15 euros par an. L’adhésion est libre.

Au niveau technique, l’accompagnement est déjà pris en charge, notamment avec les ateliers « Bio pratique ». Ce sont des rencontres techniques, entre viticuleurs qui veulent se convertir au bio et ceux qui le sont déjà. C’est le moyen d’échanger autour de bonnes pratiques, de dispenser quelques conseils pour empêcher que les mêmes erreurs ne se répètent.

L’AIVB-VL possède un salarié, les autres travaillant bénévolement. On compte une dizaine de personnes au Conseil d’Administration, dont huit viticulteurs et un négociant. L’association va petit à petit se structurer et les élections seront à suivre au mois de février, et seront l’occasion pour nous de reparler de cette association.

Merci à Philippe Delesvaux d’avoir répondu à nos quelques questions. Pour en savoir plus sur son domaine, allez jeter un coup d’œil sur l’article anthologiquement layonesque de Philippe Rapiteau.

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