La Loire se jette à Paris – Caves Augé, Paris

Posté par Eva ROBINEAU, le 18 mai 2011

Samedi, comme je vous l’avais annoncé, la Loire se jetait à Paris, et plus précisément aux Caves Augé. Je n’allais manquer une pareille occasion !

Aller à une dégustation sur la Loire aux Caves Augé, c’est comme une petite parenthèse. En plein cœur de Paris, à deux pas de la Gare Saint Lazare, des tonneaux ont poussé sur le trottoir devant les célèbres caves Augé. Figurent sur ces tonneaux les noms de vignerons venus jusqu’à Paris pour faire déguster leurs vins. Malgré le bruit de la circulation et la foule , on est bien. On pourrait y passer la journée d’ailleurs.

Mais il faut être raisonnable et j’y ai rejoint donc dans l’après-midi Stéphanie (que j’ai lesté de 3 bouteilles de Cintré, dénichées à la Contre-Etiquette), Guillaume (quelque peu retenu par Camdeborde), et Benoit (en quête pour lundi). L’équipe d’Oenos étant en plus au grand complet, nous nous sommes donc dirigés vers les différents tonneaux.

Allez, on commence. Direction le tonneau de Sébastien Riffault et Skelvedra, son Sancerre blanc, en 2008. On dirait que ça sent comme une pâte de fruit de poire ou quelque chose comme ça. Mais ça manque de fraîcheur, le soleil tape un peu sur les bouteilles. Il faudra que j’y regoûte, dans de meilleurs conditions. Les Quarterons, son Sancerre rouge, a un nez très particulier, qui me rappelle des confitures très cuites, confitures de fraises plutôt. C’est bon, ça passe tout seul !

A côté de Sébastien Riffault, Pierre Breton, et son Vouvray pétillant. Je l’avais goûté avec des sushis, sur les recommandations d’Arthur. Et bien, c’est toujours aussi bon ! C’est bien sec, c’est plein de fraîcheur, j’aime bien. Après cette mise en bulles, nous passons aux rouges. Bourgueil franc de pieds 2009 tout d’abord, issu de vignes plantées sans porte-greffe. Les rendements y sont forcément moindres, mais cela donne un vin étonnant, très droit, qui peut paraître un peu austère, mais vraiment intéressant. Après une bonne Nuits d’Ivresse, Bourgueil 2009, nous arrivons sur les Perrières, un Bourgueil 2009 avec plus de corps, plus de tanins, mais une fraîcheur tout de même, avec un petit côté bois frais (dans le bon sens du terme).

On file vers les blancs de Stéphane Bernaudeau, aussi sympatique que modeste et exigeant envers ses vins (Philippe Rapiteau est d’ailleurs allé lui rendre visite il y a quelques temps, prenez donc quelques minutes pour lire ce beau portrait). On commence sur les Sables 2009, puis les Nourissons 2009. J’aime les Sables et leur côté un peu acidulé, un côté un peu pomme (pas aussi acidulé qu’une pomme granny tout de même), mais c’est frais, c’est bon. Si on écoute le vigneron, les Nourissons, c’est vraiment moyen maintenant, il faudrait y revenir dans 5 ans. Alors comme ça me plaît plutôt bien maintenant,  on se donne rendez-vous dans 5 ans !

A côté de Stéphane Bernaudeau, Frantz Saumon, en Montlouis. Son Montlouis Clos du Chêne, 2009, en sec, est top. Du fruit de la fraicheur, et une très belle bouche. C’est très bon ça ! Et son Chapître, Montlouis moelleux 2009, est pas mal du tout non plus. On goûte de l’abricot, une légère sucrosité, un petit manque de fraîcheur là aussi, on demande un regoûtage (si, ça se dit!) en bonne et due forme.

Allez hop on passe de l’autre côté du trottoir. Il y a foule, et ça commence à faire blocus devant les tonneaux. Mais laissez-nous goûter euh ! Hop, moins de monde devant le tonneau du domaine de Montrieux, et on en profite pour aller goûter les vins d’Emile Hérédia. Stéphanie me fait à juste titre remarquer que nous allons pouvoir goûter à son Verre des poètes, vin issu de pieds préphylloxériques, comme nous l’avait précisé Catherine Bernard, lors de son passage à la Contre-Etiquette. On a hâte de goûter ! Un petit Coteaux du Vendômois rosé 2010 nous met agréablement en bouche, et sa Boisson rouge, vin de table rouge pétillant 2010, est un vrai régal. On se voit déjà avec un verre de Boisson Rouge au soleil, dans le jardin, les grillons tout ça, toute ça… Après la gourmandise, la poésie. Coteaux du Vendômois en rouge, le Pineau d’Aunis, c’est bon ! Mais on trépigne d’impatience, on veut goûter son Verre des Poètes. Et dans ce Verre des Poètes, ça sent terriblement bon, ça me fait penser à un bonbon acidulé. « L’Arlequin » me souffle Stéphanie. Oui, quelque chose comme ça. C’est bon, c’est bien fait, c’est très joli en bouche, on se régale.

Et on repasse à l’opposé de la Loire chez Marc Pesnot. Depuis le temps que je dois goûter sa Folle Blanche… Oui forcément, la Folle Blanche, ça rappelle plutôt le Gros Plant, dont la simple évocation suffit à terrifier votre foie. Mais là, la Folle Blanche est bonne, fraîche, avec une belle acidité, on se demande où sont passés les fruits de mer qui vont bien avec. La Bohème, vin de France elle aussi, en 2010, revisite le Melon de Bourgogne et donne un vin plus fin que le précédent, moins vif, un peu plus agréable. Il est beau le vignoble nantais lorsqu’il donne des vins comme celui-ci.

Guillaume nous préconise d’aller faire un tour en Auvergne, du côté de chez Nicolas Carmarans. Il fait du Chenin. Bon allons donc goûter à son Selves 2010, du Chenin d’Auvergne. Tu goûtes ça et tu ne sais plus où tu habites. Avec un petit côté fumé, c’est très déroutant et très intéressant. Dommage, je n’ai pas eu le temps de revenir goûter ses rouges. Une autre fois !

Que goûter après cela? Nous allons donc à la rencontre des vins que Stéphanie n’avait pu déguster à l’Hédoniste, ceux d’Alexandre Bain. Mademoiselle M, Pouilly Fumé 2009, est très élégante, fine et équilibrée, qui séduit (hein, Benoît?). Nous goûtons à un autre de ses vins, un rouge cette fois-ci, vin de France giennois 2009, cuvée sélectionnée par Marc Sibard, the boss des Caves Augé (si je ne dis pas de bêtises). Du fruit, de la matière, du plaisir à boire, c’est quand même drôlement bon tout ça ! Même si j’ai un gros penchant quand même pour Mademoiselle M.

Retour en Auvergne, du côté de chez Maupertuis cette fois-ci, avec deux vins de France, La Guillaume et la Pierre Noire, en 2009. La Guillaume est pleine de fruit,le gamay, on y croque, on y croque. C’est joli, rond, c’est bon. La Pierre Noire est aussi un très joli vin, un gamay un peu plus structuré que le premier, mais un vrai vin de plaisir. Et à petit prix.

Le palais commence à saturer un peu, mais Eric m’avait un jour conseillé de goûter aux vins du domaine de la Bellivière. Alors go, on en profite ! Et les Vieilles Vignes Eparsses, Coteaux du Loir 2009, nous mettent directement dans le vif du sujet. C’est une très belle surprise ! Il y a du fruit, de la matière, de la minéralité en veux-tu, en voilà. J’ai bien fait d’y goûter tiens! Les Rosiers, Jasnières 2009, et l’Effraie, Coteaux du Loi 2009, confirment. Une belle découverte ! Je vous encourage d’aillleurs à aller sur leur site, les fiches vins y sont extrêmement bien détaillées.

Je n’ai pas bien compté le nombre de vins goûtés, mais au bout d’un moment, mon palais commençait à saturer. Je n’ai pas goûté à tous les crus qu’il y avait ce jour-là sur tous les tonneaux, mais après tout, apprécier le vin se fait toujours avec modération, non? :)

Au final, deux caisses panachées des coups de coeur de cette dégustation, et une petite sélection de blancs de chez Mosse pour une dégustation à venir… Mais ceci est une autre histoire…

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4 Commentaires pour l'article “La Loire se jette à Paris – Caves Augé, Paris”

  1. Bourgogne Live :

    Faut que tu révises ta géo Eva :-)
    Excellent billet ! Grâce à toi et ton blog, nul n’est censé ignorer la Loire comme dirait l’autre :-)
    François

  2. Obiwine :

    Merci Eva pour ce compte rendu très informatif pour tous les néophytes qui veulent remplir leur cave de découvertes en Loire, sous le label ‘oneos approved’
    JJ

  3. Aucun document ne correspond aux termes de recherche spécifiés | Oenos :

    [...] – ou se jette la loire (un nombre assez important de requêtes similaires, auxquelles je n’ai pas dû répondre correctement) [...]

  4. Bain c’est Bon. Et pas qu’en Blanc. Mais aussi en Blanc. | Oenos :

    [...] dernière, aux Caves Augé, lors d’une dégustation consacrée à la Loire, j’avais eu la bonne idée d’acheter la Sibardise, cuvée choisie par Marc Sibard des [...]

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