Bulles, Champagne VS Loire : je les prends tous !

Posté par Eva ROBINEAU, le 24 juillet 2011

Ce week-end a été placé sous le signe des bulles… Pour le meilleur, et le meilleur !

Vendredi, soirée Facebulles avec Stéphanie et Guillaume, ou comment convertir mes deux acolytes à une bonne maîtrise de cet outil indispensable. Indispensable, à condition de savoir s’en servir correctement. Bref, on n’allait pas parler Facebook toute la soirée. Non, on a aussi choisi de déguster des bulles.

Et finalement, sans le vouloir, nous avons fait un petit match Champagne VS Loire. Au programme, Drappier et Boulard VS Breton et Loges de la Folie.

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Commençons donc par ce dernier. Le Brut Nature des Loges de la Folie. Son nez est fleuri et élégant, très fin et aromatique, en bouche ses bulles sont très fines, et ses arômes de fruits frais se développent. Un vin fin, parfait pour un apéritif raffiné.

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La Loire continue avec le Vouvray pétillant de Catherine et Pierre Breton, La Dilettante. Depuis que je l’avais découvert chez Arthur à l’Hédoniste, j’y suis revenue plusieurs fois avec toujours autant de plaisir. Un vin plus sec que le précédent, toujours des bulles fines. J’adore !

On passe de l’autre côté, en Champagne. Guillaume nous avait ramené le Brut Nature de chez Drappier. 100 % pinot noir, sans liqueur d’expédition. Dégorgé en juin 2011, nous l’avons un peu carafé. Ce vin est d’une finesse… Tout est fin, les senteurs, les arômes, les bulles… On en boirait des litres, en étant conscient de boire un grand vin. J’aime.

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Et puis, grâce aux bonnes adresses données par Francis, j’ai pu dénicher une bouteille de Petraea de Francis Boulard à la cave Chapitre 20, dans le Marais. Grand moment. Réserve perpétuelle, Petraea contient 25 % de vendanges 2006, le reste est composé des vendanges 1997, 1998, 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004 et 2005. 60 % Pinot Noir, 20 % Chardonnay et 20 % Pinot Meunier.

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C’est un truc, mais alors whaou quoi ! En français, ça donne : un nez beurré, complètement explosif, trente minutes plus tard, ce nez est toujours aussi intense et savoureux. Et en bouche, c’est aussi une explosion, un de ces vins dont on se souvient. Non mais quel champagne !

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Bref, à la fin de cette soirée, s’il avait fallu choisir entre ces différentes bouteilles, j’aurais été bien embêtée. Les pétillants de Loire m’ont enchantés par leurs finesse, les Champagne m’ont séduits par leur élégance et pour le Boulard, par sa puissance aromatique. Tous m’ont plu, et je pense pouvoir trouver un moment pour les apprécier tous : le Montlouis à un apéro avec mes parents, le Boulard avec des copains amateurs de vins… Je les ai tous aimé, je pense pouvoir trouver un moment idéal pour les déguster tous.

Toutes les régions recèlent de belles bulles, alors plutôt que de choisir, autant tous les essayer, non?

La soirée suivante, au Siffleur de Ballons, j’ai pu goûter l‘Ange Vin, le Chenin en pétillant naturel de Jean-Pierre Robinot. Donc non, Jean-Pierre Robinot n’est pas mon papa, ni Michel Robineau d’ailleurs. On me pose souvent la question, mon papa aime le vin mais n’est pas vigneron. Il n’empêche qu’à mon papa, je lui ferrais bien goûter ce pétillant, frais et parfait pour une soirée d’été (si jamais on daigne un jour nous rendre le soleil…).

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Et comme le week-end était apparemment placé sous le signe des bulles, Eric m’a fait goûté le Fun en Bulles des Loges de la Folie, et plus précisément de leur structure de négoce, l’Age de Raisin. Du Grolleau, un vin un peu rigolo, sur le fruit, la fraise, la framboise, mais toujours en finesse. Pas écœuré par le sucre et un fruit trop présent, c’est vraiment du plaisir immédiat et mince de mince, quand est-ce qu’on va nous rendre le soleil pour boire ça entre copains sur une terrasse ? Il viendra, soyons patients…

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Like les bulles, de Loire et d’ailleurs…

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6 Commentaires pour l'article “Bulles, Champagne VS Loire : je les prends tous !”

  1. Guillaume / Morgon dans les veines :

    Pas n’importe quel Drappier, le Sans soufre ajouté… Sinon c’était mon baptême de Boulard. Et désormais, je suis croyant !

  2. Jean-Charles :

    C’est vrai que le Pinot Noir zéro dosage de Drappier est très bon et vraiment vineux. Mais j’ai toujours eu un petit doute de rien du tout à propos de cette cuvée : une grande écriture rouge bien visible où l’on peut lire « Sans ajout de soufre » et puis j’avais remarqué avec Damien Delecheneau (vigneron de Montlouis) qu’il y avait du soufre marqué en toute petite écriture derrière « dégorgé à telle date » … Bizarre même si depuis cela a peut-être été retiré par la maison…
    Sinon je vote Francis Boulard et Jean-Pierre Robinot sans hésitation !

  3. Guillaume / Morgon dans les veines :

    Jean-Charles, tu as raison. Il y a la mention « contient sulfites » sous la date de dégorgement. Deux possibilités :

    - c’est du sans soufre ajouté, sous-entendu à la cuve et à la mise en bouteille. Pas forcément dans les vignes, d’où résidus et le S02 naturel. D’où la mention. Un champagne No Sulfites me parait totalement casse-gueule.

    - cette cuvée est tellement marginale et ressemble tant à la classique qu’ils ont gardé les mêmes étiquettes et ont juste écrit la date de dégorgement en rouge, pensant qu’elle allait rendre illisible ce qu’il y a en-dessous.

    Seule vraie solution, confier la bouteille à un chimiste qui nous donnera le taux de soufre…

  4. Jean-Charles :

    Guillaume,

    Je connais cette bouteille depuis longtemps et j’en ai de plusieurs dégorgements différents réalisés à diverses dates. A chaque fois, Drappier écrit en gros « sans ajout de soufre » et en bas à gauche en tout petit il y a marqué « contient des sulfites » (à peine visible car réécrit dessus). C’est pourquoi je crois davantage en ta première possibilité : c’est du sans soufre ajouté à la mise en bouteille.
    Ce que je déplore, c’est que le consommateur se fait légèrement « berner » et que si il voit cela, son jugement ne peut être que troublé. C’est aussi très gênant pour ceux qui font vraiment du sans soufre du début à la fin … il n’y a pas d’égalité…

  5. Patrick Bottcher :

    Y a décidément pas assez de TGVs…

  6. Blancs pas de Loire mais quand même un peu… | Oenos :

    [...] en Montlouis-sur-Loire. Ils en font de belles bulles tout de même à Montlouis-sur-Loire (Loges de la Folie, [...]

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