REVEVIN 2011 : Trévallon m’a tuer…

Posté par Eva ROBINEAU, le 4 septembre 2011

Suite des découvertes REVEVIN, avec Trévallon.


Un grand moment. Vraiment. Il n’y a qu’aux REVEVIN que l’on peut envisager une telle dégustation. On me parlait tellement de ce domaine… J’avais eu la chance une fois de déguster un millésime, sans pouvoir me rappeler précisément lequel, mais j’avais gardé en tête un beau vin, un grand vin, un souvenir marquant. Alors déguster tous les millésimes de ce vin entre 2000 et 2008 (sauf 2002 pour laquelle il n’y a pas eu de production) est une chance incroyable.
D’autant qu’Éloi Dürrbach himself nous a honoré de sa présence. La classe les REVEVIN quand même !

L’histoire d’Éloi et de Trévallon est celle d’une idée peu banale : planter du Cabernet Sauvignon dans les Baux de Provence ! Pour connaître l’histoire de ce fabuleux domaine, je vous conseille de jeter un sérieux coup d’œil à leur site, et laisser Éloi vous contez la belle histoire de Trévallon : http://www.domainedetrevallon.com/.

Allez hop, on commence avec les blancs ! Déjà première découverte : Trévallon, c’est aussi du blanc ! Assemblage de Chardonnay, Grenache blanc, Roussanne et Marsanne, c’est parti pour la découverte !

- Trévallon, blanc, 2009 : au nez, je sens le bon pain frais, et en bouche c’est une claque complète : c’est fin, élégant, tout légèrement épicé, une belle acidité en finale, tout en bien équilibré…

- Trévallon, blanc, 2005 : les notes au nez sont plus fumées, on est sur du pain grillé et des fleurs blanches. En bouche, c’est une belle matière, fluide et ronde, on est entre le pain grillé et la mirabelle, c’est… génial !

- Trévallon, blanc, 2000 : je retrouve au nez encore ces notes de pain grillé, mais allant plutôt cette fois-ci vers des arômes un peu truffés. La bouche est moins grasse que précédemment, la bouche est longue et vive, on sent que c’est un grand vin… On passerait des heures sur ce vin…

Bref, la découverte des blancs du Domaine de Trévallon a été assez époustouflante… Des grands vins, d’une grande pureté, d’une très belle structure et bien travaillés. Je les ai vraiment aimé et j’y reviendrais. C’était vraiment superbe.

Passons maintenant aux rouges…

- Trévallon, rouge, 2008 : on commence avec le plus petit des vins rouges, plus petit parce plus jeune. De l’acidité, des fruits mais une acidité encore très présente.

- Trévallon, rouge, 2007 : des belles notes florales au nez, qui se retrouvent en bouche. Un peu bonbon à la violette aussi… Et quelle longueur ! C’est beau, floral et légèrement minéral (même si j’aurais bien mis un autre qualificatif que minéral… Mais les mots manquent.)

- Trévallon, rouge, 2006 : nez de myrtilles et de fèves de cacao par une légère amertume. En bouche, on sent le Carbernet Sauvignon, son côté végétal.

- Trévallon, rouge, 2005 : on sent les fruits plus mûrs, mais en bouche on est sur la droiture du Carbernet Sauvignon.

- Trévallon, rouge, 2004 : le nez de cassis et la bouche plus fraîche et plus acide donnent une belle tension à ce millésime.

- Trévallon, rouge, 2003 : échantillon légèrement bouchonné.

- Trévallon, rouge, 2001 : un beau nez champignonné, beurré un peu aussi, une bouche un peu tendue et on sent un peu d’alcool.

- Trévallon, rouge, 2000 : un nez de truffe et de poivre, un vin plus fin et fondu que le précédent millésime.

- Trévallon, rouge, 1995 : un nez de truffe encore plus affirmé, un vin affirmé… Quel vin !

Avec leurs différences et leurs nuances selon les millésimes, tous les vins de Trévallon sont assez incroyables. Ils gardent toujours une même constante. Quelque soit le millésime, la qualité est là. On apprécie les différences mais toujours, on trouve un vin extrêmement bien structuré et équilibré.

Ce sont de beaux vins de garde, appréciables jeunes mais dont on sent le potentiel de garde. Et dont on perçoit les futures qualités après avoir goûté de vieux millésimes… Longue vie à Trévallon !

Et les paparazzis étaient de sortie :

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2 Commentaires pour l'article “REVEVIN 2011 : Trévallon m’a tuer…”

  1. olif :

    Déformation ligérienne, sans doute? Autant être franc du collier, Trévallon, c’est syrah et … cabernet sauvignon.

  2. Eva :

    Oui déformation ligérienne, dès que j’écris Cabernet, j’ai envie d’écrire Franc ! Je corrige tout de suite, merci Olif !

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