Le jour où Pierre Bernault m’a réconciliée avec Bordeaux…

Posté par Eva ROBINEAU, le 7 octobre 2011

Titre volontairement réducteur qui ne reflète pas grand chose, mise à part le fait que les vins de Patricia et Pierre Bernault m’ont séduit au point de vouloir revenir dans le Bordelais y découvrir de belles choses. Très vite.


Non, ce n’est pas le fameux Haut-Brion 2002 qui m’a fâché avec Bordeaux & co. Ce n’est pas non plus que j’étais vraiment fâchée, mais les Bordeaux m’ennuyaient. Sans doute parce que je n’avais pas goûté les bons. Mais en règle générale, je n’avais pas envie de les goûter, je trouve que certains se ressemblent trop, au point de ne pas réussir à les différencier correctement. Bref, la folie (oui, il n’y a pas d’autres mots) des prix n’aidant pas à la découverte et surtout à l’envie de découverte, je ne m’y suis jamais attardé. Jusqu’à ce que je découvre Pierre Bernault et Beauséjour.

Il y a quelques temps de cela, Pierre Bernault m’invite très gentillement à venir découvrir ses vins si l’occasion s’en présentait. Occasion qui s’est présentée il y a quelques semaines. Déjà, il y en a une tournée des « Château Beauséjour ». Celui dont je vous parle, c’est celui-ci : http://chateau-beausejour.com/fr/index.html

Pour vous situer un peu Beauséjour et leurs propriétaires, Patricia et Pierre Bernault, imaginez-vous un film. Sean Connery, en ingénieur informaticien repenti, achète un château dans le Bordelais pour y faire fortune. Il laisse son maître de chai fabriquer un vin boisé et alcooleux qui, à force de relations, de sponsoring à tout va des grands dégustateurs américains, voit sa côte, en même temps que ses prix, grimper en flèche. Riche à milliards, il arbore la plus belle collection de Ferrari de tout le Bordelais. Vous voyez un peu le décor?

Et bien Pierre Bernault et Beauséjour, c’est exactement le contraire. Vraiment.

À ceci près que Pierre Bernault ressemble quand même beaucoup à Sean Connery (si, quand même, un peu). Et qu’il vient du monde de l’informatique. Mais la comparaison s’arrête là. Marilyn a déjà brossé un portrait complet de Pierre sur son blog, retraçant son parcours, de Microsoft à sa rencontre avec Stéphane Derenoncourt. Je vous laisse découvrir le très beau portrait de celui que Marylin surnomme l’Astérix de Montagne Saint-Emilion : http://www.ilovesaintemilion.fr/portraits.php?id=2&suite

Il fallait une bonne dose de courage et un peu de folie pour se lancer dans  une si belle aventure. On ne peut qu’être admiratif devant un tel parcours, une telle prise de risque aussi. On ne peut être qu’admiratif aussi devant un homme avec un tel parcours, avec autant de bon sens, les pieds sur terre, respectueux du vin comme de la vigne. Un self made man qui booste admirablement bien une appellation poussiéreuse et lui donne ses lettres de noblesse et de qualité.

Astérix et son paparazzi officiel Marylin

Et alors ses vins, ça donne quoi? En vrai, ça donne déjà des vins au tarif abordable. C’est important de le souligner. Même son exceptionnelle cuvée 1901 ne coûte que 40€ au domaine. Rien à avoir avec les excès dont sont capables ses trop célèbres voisins.

1901, c’est LA cuvée. Des pieds de vignes plantés en 1901 qui ont donné le nom de cette cuvée. Et c’est d’ailleurs sur ces vignes que Pierre et Alain Vauthier (oui, LE Alain Vauthier de Château Ausone) ont décidé de se pencher et de commencer des travaux de clonage sur une trentaine de pieds de merlots et de cabernets.

Ce 1901, il faut savoir l’attendre et l’ouvrir pour une belle occasion. Ce vin est tellement beau et bon qu’il faut vraiment prendre le temps de l’apprécier, de laisser son velours caresser la bouche…  Le 2009 que j’ai en cave, je vais devoir attendre pour le déguster. Mais quand même. Je ne sais pas si je vais tenir, ce n’est pas l’envie qui manque d’en dégoupiller une…

Alors bravo Pierre et Patricia pour tout votre travail, merci pour votre chaleureux accueil et longue vie au Château Beauséjour !

Photos bonus :

- Juppé, la tondeuse

- Moi, châtelaine de deux secondes du Château Beauséjour (pas crédible mais je me la pète un ti peu) ;)


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2 Commentaires pour l'article “Le jour où Pierre Bernault m’a réconciliée avec Bordeaux…”

  1. fabien :

    bonjour,
    merci pour ce reportage sur les BONS bordeaux,
    sa permet de m’y retrouver car je connais pas trop les vins de bordeaux.
    salutations

  2. Xavier :

    Salut,
    moi même perdu au milieu du Ste Foy-Bordeaux mais pas amateur de bordelais en arrivant ici, j’ai découvert des très bons vins. Le problème c’est qu’ils sont noyés dans la masse alors les trouver n’est pas toujours facile.
    Mais moi aussi me suis réconcilié avec ces foutus bordelais (mais pas tous ….vraiment pas)

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