Vendredi du vin#39 : le vin qui aimait les femmes…

Posté par Eva ROBINEAU, le 1 octobre 2011

Pour ce 39ème Vendredi du vin, notre président du mois Jacques Berthomeau met la femme et la séduction à l’honneur : le vin qui aimait les femmes.

Notre bien-aimé président nous précise : « Bien évidemment ça n’a rien à voir avec ces vins dont on nous dit que ce sont des vins de femmes. Vous devrez, comme le faisait John Malkovitch, vous mettre dans la peau d’un Vin pour ressentir et exprimer les sentiments que lui inspirent soit les femmes en général, soit une en particulier. Libre à vous ! »

Exercice difficile pour une femme que de se mettre dans la peau du sexe opposé, pour y voir la séduction, l’attraction physique sous un autre angle. Pas facile de voir les femmes dans les yeux des hommes, mais après tout, puisque la vie serait bien triste sans jeu ni prise de risque, essayons…

Il y a cette femme. LA femme. Il y a les femmes, et puis il y a elle. Elle. Je l’ai croisé, je me suis retourné, je l’ai admiré. On nous a présenté. J’ai croisé son regard, admiré ses formes, ses jambes puis encore ses formes. On a discuté. J’ai voulu la revoir. Je vais la revoir. Je veux la séduire. Il me faut trouver un vin qui lui ressemble, qui lui plaira immédiatement, dans lequel elle se reconnaîtra. Je veux un vin qui la séduise.

Il me faut un vin qui ne soit pas techno, pas fabriqué, comme elle. Elle se maquille mais légèrement, je ne vais pas lui prendre un vin qui soit aussi vulgairement maquillé qu’un pot de peinture, ce serait lui faire offense.

Il me faut un vin qui soit séduisant mais pas péripatéticien. Il ne doit pas empester les arômes écoeurants de bonbons et arborer un packaging rose avec des coeurs sous prétexte que c’est une femme qui le boit. Mettre en avant trop d’arguments aguicheurs cache trop souvent un bien triste réalité. Je ne dois pas rentrer dans cette facilité.

Il me faut un vin qui la séduise en finesse, de façon très subtile. Comme quand elle met un trait de crayon noir sous ses yeux pour souligner son regard, comme quand elle met un vêtement un peu plus près du corps pour mettre en valeur ses formes. Peu d’artifices mais simplement une mise en valeur de sa féminité.

Il me faut un vin qui soit un vin de plaisir. Qu’elle prenne du plaisir à le boire et le reboire, comme je prends du plaisir à la regarder et à discuter avec elle.

Il me faut un vin simple, non pas qu’elle soit simplette, mais elle aime les choses simples, les petits plaisirs de la vie. Elle n’aime pas se prendre la tête, elle veut juste profiter. Il me faut un vin qui ait suffisamment de corps pour la satisfaire, mais qui lui procure un plaisir immédiat.  Qu’il soit immédiatement remarquable, immédiatement bon. Simplement.

Il me faut un vin qui soit amoureux. Parce qu’après tout, c’est parce que j’aime cette femme, parce que j’aime les femmes, que je veux choisir ce vin.

J’ai choisi.

Ce sera la cuvée Grand Largue de la Petite Baigneuse, domaine de Philippe Wies, à Maury. (Philippe, de la Pipette aux Quatre Vins, nous raconte l’histoire de la Petite Baigneuse comme personne…)

Cette Petite Baigneuse a tout d’une grande. C’est un beau Côtes du Roussillon, qui n’a rien de cagole. Elle a du corps mais reste fine et séduisante. Elle se boit bien, et même un peu plus que ça.

Voilà, j’ai trouvé mon vin.

Je crois qu’elle l’aime. La suite ne vous regarde plus…

NB : Vous pourrez trouver plusieurs cuvées de la Petite Baigneuse à Paris dans ma deuxième maison, le Siffleur de Ballons, métro Faidherbe-Chaligny.

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4 Commentaires pour l'article “Vendredi du vin#39 : le vin qui aimait les femmes…”

  1. Michel Smith :

    Elle, j’ai pi la goûter il y a peu. Une sacrée belle baigneuse !

  2. Michel Smith :

    « J’ai PU la goûter »… et le goût m’est resté. Merci EVA !

  3. Eva ROBINEAU :

    Mais c’est avec plaisir que je l’ai partagé, ma Petite Baigneuse ;-) Ravie qu’elle t’ait plu en tout cas !

  4. Bars à vins, Paris : Vivant Cave et le Siffleur de Ballons, mes maisons secondaires | Oenos :

    [...] Et il se trompe rarement. En fait, je n’ai pas de mauvais souvenirs. Et je lui dois de nombreuses belles quilles dégustées. J’aime sa conception du vin, pas basée sur des noms ou des [...]

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