Bouteilles d’Oenoël…

Posté par Eva ROBINEAU, le 10 janvier 2012

Oui, parce que c’est en clôturant bien une année qu’on s’assure que la prochaine va bien commencer. Petite revue des bouteilles marquantes de l’Oenoël 2011, sous le signe de la Loire, bien évidemment.

Pour qu’un Oenoël soit réussi, prenez un grand classique, la surprise du chef, un grand petit plus, un caractère fort et l’indétrônable.

1 – Un classique

Oui un classique, le truc qui fonctionne toujours. On a beau le savoir, on a beau l’avoir goûté des millions de fois (oui, oui), on est toujours aussi surpris par le fait qu’il soit toujours aussi bon et que l’accord fonctionne toujours aussi bien.

Je veux parler de la cuvée Amphibolite de Jo Landron, à boire en mangeant des huîtres. Enfin, après. Oui parce que c’est après avoir croqué dans l’huître, après avoir laisser sa salinité remplir notre bouche qu’il faut prendre une gorgée d’Amphibolite. Et là, bam ! La salinité n’en est plus que belle et savoureuse. Puissante aussi. L’accord fonctionne du tonnerre ! On reprend une huitre juste pour l’accord, juste pour pouvoir reprendre une grande gorgée d’Amphibolite et apprécier. On adore, ça fonctionne bien et même très bien !

Amphibolite nature - Muscadet - Joseph Landron

Amphibolite nature – Muscadet – Joseph Landron – 2010

2 – La surprise du chef

Le chef, c’était Benoît Courault. Lors des précédentes dégustations, aux Anges Vins ou autres, j’étais toujours passé à côté de ses vins. Ils ne me parlaient, n’étaient pas à mon goût, enfin je ne sais pas, ils ne m’avaient jamais vraiment plu. Et puis lors du dernier salon des Anges Vins, une rumeur… « Cette année, les vins de Benoit Courault sont épatants ». Pas vraiment convaincus, nous avons décidé d’aller vérifier. Et effectivement, on aurait été bien co… bêtes de passer à côté. Une grande claque. Ses vins, ses rouges et surtout ses blancs, étaient impeccables. Pas grand chose à redire sur ces vins, de la tension, de la minéralité, ça claque dans la bouche et ça dure !

Je crois que c’est aussi pour ça que j’aime le vin, c’est une fabuleuse école de modestie. J’ai failli passer à côté de ces vins et j’aurais été bien bête. Et je me suis prise une grosse claque. Tu as des préjugés? Prends ça ! Et du coup, la claque, on a voulu la faire partager… Et tout le monde l’a pris aussi. Alors filez découvrir les vins de Benoit Courault en 2010, sinon on va tous boire !

Les Guinechiens - Benoit Courault

Les Guinechiens – Benoit Courault – 2010

3- Un grand petit plus

Le grand petit plus de cette fête d’Oenoël s’appelle Rémus Plus, et c’est un Montlouis-sur-Loire de Jacky Blot. C’est fou ce que j’aime les vins de Montlouis. Et puis ce petit invité en plus, j’adore ! Ce chenin vif mais légèrement gras est une petit délice. Avec du saumon fumé, c’est parfait. Et on s’en ressert à l’envi, enfin, tant qu’il en reste dans la bouteille. Un bien beau cru, un grand vin, impeccable…

Rémus Plus - Montlouis-sur-Loire - Domaine de la Taille aux Loups

Rémus Plus – Montlouis-sur-Loire – Domaine de la Taille aux Loups – 2008

4 – Un caractère fort

Un carctère bien trempé mais qui s’est assagi petit à petit avec les années. Le Rocca Nigra de Christophe Daviau est meilleur d’années en années car le côté un peu brut du Cabernet Sauvignon s’adoucit petit à petit pour laisser place à un vin puissant mais velouté, un vin qu’il faut prendre le temps d’apprécier autour d’une belle viande.

Rocca Nigra - Anjou Villages Brissac - Domaine de Bablut

Rocca Nigra – Anjou Villages Brissac – Domaine de Bablut

5 – Un indétrônable

Cet indétrônable, qui nous a encore une fois de plus complètement bluffé, je vous en ai déjà parlé chez Jacques Berthomeau. Parce qu’une fois de plus, Juchepie m’a encore transporté. Et je n’ai pas été la seule.

Les Quarts de Juchepie - Coteaux de Layon - Domaine de Juchepie - 2003

Les Quarts de Juchepie – Coteaux de Layon – Domaine de Juchepie – 2003


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7 Commentaires pour l'article “Bouteilles d’Oenoël…”

  1. sebastien fleuret :

    ahh les vins de benoît prennent parfois les chemins de traverse mais c’est ce qui l’a conduit à faire de grandes choses. Si tu peux remettre la main sur un Gilbourg 2007 ne manque pas l’occasion !

  2. Jean-Charles :

    Désolé Sébastien, j’ai bu le dernier 2007 à Autour d’un Cep l’autre soir ! Un ovni, c’est comme ça qu’on dit ?

  3. dirpauillac :

    Bouhouhou
    comme je suis mal-heu-reux…
    …de n’avoir pas fêté Noël avec toi.
    Obélix

  4. Guillaume :

    Encore des vins avec pas trop de soufre dedans… ;-)

  5. Eva ROBINEAU :

    @Sébastien Oui, là, j’avoue que ce millésime m’a bluffé, impeccable. Bon du coup, comme @Jean-Charles a tout bu, je ne vais pas pouvoir goûter au 2007 ;-) Je vais garder mon 2010 bien du frais !

    @Dirpauillac Oui et puis à vrai dire, il en reste pas une goutte ;-)

    @Guillaume Oui, dans toutes ces bouteilles-là, très très peu de soufre, en même temps, faut ce qui faut pour tenir tout un repas et ne pas avoir mal à la tête le lendemain :D

  6. Les mots du vin #2 : la tension | Oenos :

    [...] Muscadet, Amphibolite nature, Jo Landron, [...]

  7. Les mots du vin #5: certitudes | Oenos :

    [...] vous l’avais raconté lorsque pour Noël, j’avais débouché une bouteille de la cuvée Les Guinechiens 2010 de ce vigneron. Avant cela, j’avais eu l’occasion à de multiples reprises de déguster [...]

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