L’Anglore, j’adore…

Posté par Eva ROBINEAU, le 13 septembre 2012

Non, on ne vas pas faire de remix de la pub avec la superbe Charlize Theron mais parler d’un vrai domaine à bonnes quilles, le domaine de l’Angor, Eric Pfifferling.

Quand Olif déguste la remarquable cuvée Terre d’ombre en faisant un lien vers « Ma part d’ombre » d’Eiffel, je ne peux m’empêcher de le jalouser d’un accord vin-musique aussi parfait. Et si je cherchais aussi du côté d’Eiffel pour un vin du même domaine ?
Et même deux, le Tavel et les Traverses.

Avec Terre d’ombre, j’aurais pu faire les 3T. Mais ça risque de ne pas parler à grand monde, hormis les gamines hystériques qui ont fantasmé à l’époque sur les neveux de Michael Jackson… Mais non, restons à Eiffel, il vaut mieux. Pour nos oreilles.

Sous ton aile – Tavel (ça rime!!!)

Prends-moi sur-le-champ
Couvre moi d’étincelles
Et de ta clameur arque le ciel
Fais couler la sève nue
Des immortels
Prends moi sous ton aile

L’arase des ondes à fleur de connerie
Pour les dance-floors de la jeunesse
Comme la promesse au pays
D’un pitbull au Fouquet’s
Quand les nations immigrent à la chaîne
Cognants aux vitraux d’ADN
Un dernier vœu sur le tarmac
Cette épitaphe en vrac :

Prends-moi sur-le-champ
Couvre moi d’étincelles
Et de ta clameur arque le ciel
Fais couler la sève nue
Des immortels
Prends moi sous ton aile
Sous ton aile

Domaine de l'Anglore Tavel

Tavel mythique, à la couleur rubis qui s’accorde à merveille avec certains de mes vernis. Non mais regardez-moi cette couleur…

Domaine de l'Anglore Tavel

On est pas vraiment dans le rosé, ni vraiment dans le rouge, quoiqu’on s’approcherait plutôt d’un rouge très léger et glouglou, au grand potentiel de torchabilité.
On oublie donc nos souvenirs de certaines bouteilles de Tavel dont les quelques gouttes avalées nous récuraient le conduit œsophagien pour au moins une année.

Ici le Tavel se fait gourmand, ample, fruité pour de vrai, frais et complètement addictif. Un verre procure énormément de plaisir et en appelle immédiatement un autre. Se boit aussi facilement qu’une grenadine, sauf que c’est bien meilleur.

On le boirait au bord de la piscine, sur une terrasse au soleil, sur la route des vacances, après une randonnée dans la montagne, bref, un peu partout. À condition de le boire frais pour maximiser le plaisir (frais mais pas froid hein?)

C’est un peu la quille qu’on aimerait voir devenir magique, remplacée automatiquement à chaque fois qu’on la sort de sa cave. Parce que finalement on en a jamais assez. Enfin, c’est surtout Guillaume qui n’en a jamais assez, comme on a tendance à lui flinguer son stock… Désolée Guillaume !

A tout moment la rue peut aussi dire non – Les traverses

Non comme un oui
Aux arbres chevelus
À tout ce qui nous lie
Quand la nuit remue
Aux astres et aux Déesses
Qui peuplent nos rêves
Et quand le peuple rêve
À tout moment la rue peut aussi dire…

À chacun de nos souffles
Au moindre murmure des bas fonds
C’est dans l’air comme un chant qui s’étrangle
Que d’un pavé de fortune
Contre le tintamarre du pognon
À tout moment la rue peut aussi dire non

C’est un pincement de lèvres
Et la peur qui perle d’un front
La faune et la flore à cran en haillons
Et l’éclat de nos palpitants
Dans l’ombre du marteau pilon
À tout moment la rue peut aussi dire non

Domaine de l'Anglore Les Traverses

Parce qu’il faut savoir prendre les chemins de traverses. Et que ça a vraiment du bon.

Et tant qu’à faire de dire non, autant dire non aux mauvais vins qui font mal au crâne, au ventre, au corps, à la vie toute entière.

Les Traverses, vin rouge plaisir, joli comme tout, rond, gourmand. On ne s’en lasse pas, ça passe aussi bien avec des potes autour d’une planche de charcut qu’en petit comité à apprécier pour lui-même.

Le genre de vin qui ferait aimer le rouge aux plus réfractaires. On parie?

Domaine de l'Anglore Les Traverses

Donc oui, l’Anglore, j’adore !

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2 Commentaires pour l'article “L’Anglore, j’adore…”

  1. olif :

    On n’est pas là pour se faire anglorer…
    http://www.leblogdolif.com/archive/2007/07/31/on-n-est-pas-l%C3%A0-pour-se-faire-anglorer.html

    T’as de bonnes références musicales, toi, tu sais?
    Petite anecdote eiffelienne: le 24 septembre 2010, Eiffel (le groupe) se produit sur la scène du Haut-Doubs festival à Pontarlier. J’y étais, c’était trop bien. Le 2 octobre 2010, à Bègles, Eiffel (le groupe) se produit à Bègles, aux Rendez-vous de Terres-neuves. Bertrand Cantat en profite pour remonter pour la première fois sur scène après sa sortie de prison. Je n’y étais pas, mais il parait que c’était trop bien aussi.
    Et, du coup, grâce à cette petite recherche Internet, je viens d’apprendre qu’Eiffel venait de sortir un nouveau disque début septembre. Je cours chez mon disquaire!

  2. tiuscha :

    Tavel découvert il y a peu chez Saturne, excellent vin, très étonnant, même si on retrouve, une trame, c’est un peu un ovni mais superbe !

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