Les Rouliers, le Ch’nin qu’a vraiment d’la gueule

Posté par Eva ROBINEAU, le 1 mai 2013

Ouvrir une bouteille de Leroy, c’est un peu quelque chose de sacré, presque. C’est précieux, rare, épuisable. On se force à en oublier au fond de sa cave et à ne plus y penser.

Et puis des fois on craque. Faibles créatures que nous sommes.

A travers les Ignorants d’Etienne Davodeau, on a tous pu découvrir et apprécier la nature du travail de Richard Leroy, la proximité du bonhomme avec Mère Nature et ses vignes. Je ne reviendrai pas sur ce formidable bouquin mais si jamais vous ne l’avez pas encore lu, jetez-vous dessus !

Bref, Richard Leroy ne produit que du Chenin sec, deux cuvées, Les Rouliers et Les Noëls de Montbenault. Les vignes sont un peu plus jeunes dans la première. Je n’invente rien, je l’ai lu dans un super bouquin sorti il y a un mois et demi… Là aussi, si vous ne l’avez pas encore lu, jetez-vous dessus ! :P

Les Rouliers - Richard Leroy

C’est donc un Chenin sec provenant du Clos des Rouliers, en 2010, que j’ai récemment dégusté. Avec grande joie. Bien sûr, il faut lui laisser un peu de temps pour s’ouvrir doucement, on ne maltraite pas un pareil jus. Le nez se développe et sous la minéralité qui se dévoile, de fines notes oxydatives apparaissent. La bouche est marquée par une incroyable précision, une tension juste et maîtrisée, l’acidité, la longueur, tout explose et remplit la bouche de bonheur, put*** c’que c’est bon ! A réserver à ceux qui cherchent des vins droits, qui fiou-bim-chtack dans la bouche et que l’oxydation ne dérange pas.

Face à un tel vin, on n’a même pas envie de savoir si ce qu’on est en train de boire a des arômes de fruits jaunes ou d’agrumes, non, on n’essaie même pas de comprendre, on apprécie simplement son incroyable complexité, tout ce qui se passe dans notre bouche et qui nous pousse à réellement prendre le temps d’apprécier ce vin.

Ce grand vin.

Alors peut-être que s’il fallait une seule et unique bouteille pour convaincre les non-initiés ou combattre les mauvais souvenirs de chenin version abrasif-comme-du-cif, ce serait celle-ci. On peut faire de si belles choses avec ce cépage en sec… Richard Leroy n’est pas le seul à faire de beaux secs mais il représente pour moi la parfaite maîtrise du cépage, sa mise en valeur impeccable, son respect le plus profond.

Chapeau Leroy, chapeau.

Mots-clés :, ,

Vous pouvez laisser un commentaire.

4 Commentaires pour l'article “Les Rouliers, le Ch’nin qu’a vraiment d’la gueule”

  1. Benoit :

    Alors a 24h près nous buvions la même bouteille. Tout comme vous il n’en reste plus que 4 dans la cave et je crois que pour ouvrir la prochaine je vais attendre d’en rentrer d’autres. La peur du manque !! Pas de description un bonheur, un vrai.
    J’adore ce type de chenin, cheninphylle. Le pineau d’aunis de Robinot qui a suivi n’était pas mal non plus.

  2. Benoît :

    Désole, samedi j’ai bu au cercle rouge lors d’un passage a angers un Noëls de Montbenault de 2010 étal c’est très très bon.

  3. Eva ROBINEAU :

    Aaaaaah Benoît, j’en salive !

  4. Mathieu :

    Bah les Noels de Montbenault c’est un poème et a lire Les Ignorants est un pur plaisir pour les papilles… Dommage c’est déjà fini, snif snif.
    On peu rencontrer Davodeau a une déguste bientôt chez un caviste de montrouge le 12/09.
    A suivre ;-)

Commenter