I love burgers (et le Morgon des Côtes de la Molière)

Posté par Eva ROBINEAU, le 10 septembre 2013

J’adooooore les burgers. Mais les vrais burgers, et sans Caca-Cola.

La Saint-Graal moderne : dégoter LE nouveau meilleur burger de tout Paris, avant tout le monde de préférence. Et la course à l’orgasme culinaire via burgers dégoulinants n’est pas prête de s’arrêter. Après tout, peu importe, ces burgers ont au moins le mérite d’anoblir un plat que seuls le marketing et la publicité peuvent sauver dans les fast-foods. Ces hamburgers-cheesebrugers-triplecheeseburgers de fast-foods, je les trouve dégueulasses, les goûts sont trop sucrés, trop gras. Ils ont vraiment le droit d’appeler ça de la viande l’espèce de semelle de gras et d’os entre deux morceaux de « pain »?

Bref, si les burgers qui fleurissent dans tous les restaurants et autres foodtrucks sont souvent bien mieux travaillés, ils ont aussi souvent un prix assez élevé, parfois non justifié. Alors tant qu’à faire, ses burgers, on les fait maison. C’est divin, et sept fois moins cher. Comme pour tout, il suffit de prendre des ingrédients de qualité et d’avoir un peu de temps pour préparer tout ça. En fait, ce sont les buns qui demandent plus de temps et d’anticipation. Parce que pour garnir ses burgers, on prépare une sauce barbecue maison, on assaisonne la viande hachée de chez le boucher, on cuit le lard du même boucher, on fait fondre un vrai morceau de Comté pris chez le fromager. Bon. On n’est pas non plus dans une technique de cuisine trop avancée non plus.

Forcément, la question se pose : que boire avec un si bon burger préparé avec amour? (ne me répondez pas du Caca-Cola!)

Morgon - Isabelle et Bruno Perraud, Beaujolais

Le Beaujolais en force : Morgon, Isabelle et Bruno Perraud, 2011

Je m’étais pourtant promis d’essayer d’oublier cette bouteille au fond de mon placard-cave. De ne pas y toucher tout de suite, d’être juste un peu patiente. J’ai réussi. En partie seulement. Elle me faisait tellement de l’œil à chaque fois que j’ouvrais mon placard-cave… J’ai craqué. Mais parfois, c’est bon de craquer.

Isabelle et Bruno Perraud, vignerons au Domaine des Côtes de la Molière, sont de fervents défenseurs et faiseurs de vins naturels. Avec ce Morgon, les moins adeptes du Gamay made in Beaujolais seront séduits. Ce Morgon est d’une telle finesse et d’une telle  élégance… C’est fruité sans péter le fruit dans tous les sens. C’est fin sans que la matière soit trop légère. Des tanins arrondis, une belle longueur en bouche, tout est équilibré et harmonieux. C’est parfait. On peut le carafer un peu pour le laisser s’exprimer davantage. Nous, on en a gardé un peu pour le lendemain.

Et 24 heures plus tard, ce beau Morgon n’a pas bougé. Il n’en est que plus expressif, mais il est constant, il est toujours aussi équilibré et élégant. Et on se régale.

En fait, si vous en avez en cave, attendez encore un peu.

Alors je ne sais pas si c’est le meilleur accord mets-vins du monde, mais après tout peu importe. C’était juste extrêmement bon.

Burger et Morgon - Isabelle et Bruno Perraud

J’ai faim. #teamventreàpattes

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1 Commentaire pour l'article “I love burgers (et le Morgon des Côtes de la Molière)”

  1. I love burgers ter (Barbershop + Morgon de Lapierre) | Oenos :

    […] la carte des vins, des noms inconnus. A part M. Lapierre et son Morgon 2012. Souvenir de l‘accord burger-Morgon avec celui des Perraud… Allez, go pour le Morgon […]

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