Adieu Paris. Bonjour l’Anjou !

Posté par Eva ROBINEAU, le 20 juin 2014

Du bonheur de redevenir « provinciale ». De la nostalgie de quitter Paris.

Adieu Paris, c’est pas que je ne t’aimais pas, mais tu as fini par me fatiguer. D’ailleurs, ce n’est pas toi qui me fatigue, en fait. Ce sont les gens, plutôt.

Adieu la pollution, les records de bouchons sur le périph, le périph bouché du dimanche soir par ces Parisiens qui aiment tellement Paris qui veulent pas la quitter mais la quitte quand même tous les week-ends, le métro bondé des heures de pointes, le métro suintant la transpiration et les odeurs fétides dès le matin, les gens montant dans la rame comme si leur vie en dépendant avant que tu n’aies le temps de descendre, les gens assis sur les strapontins quand le reste du wagon se serre comme des sardines et qui ne laisseraient pas leur place à une femme enceinte, les pervers de tous âges te déshabillant de leur regard salace, les Parisiens parisiano-centrés qui ne franchissent jamais le périph, les vendeurs et les serveurs qui ont un jour oublié le sens du mot service, les clients qui ont oublié que quelques grammes de gentillesse pouvaient rendre le boulot des autres moins pénible, les gens qui gueulent quand quelqu’un vient perturber leur petit quotidien et faire la manche, les restau archi-blindés-réservations-un-mois-à-l’avance-minimum parce que passés dans le Fooding, les restau vantés sur les réseaux sociaux parce que « non mais juste, la déco, elle est géniale » et qui t’écrasent la gueule à l’addition, les restau trop chers d’où tu ressors le midi avec la faim pour le prix d’un demi-Pass Navigo, les restau qui se touchent autour d’une salade de tomates alors que faut pas déconner, elle vaudra jamais celle des tomates du-jardin-de-mon-papa, les bons produits qui deviennent du luxe alors qu’ils ne devraient jamais être aussi chers. La liste est encore longue.

Paris

Adieu tous ces gens que tu ne peux plus supporter, car tu finis par devenir comme eux. Tu finis par devenir eux. Par marcher très vite, partout, tout le temps, par haïr les gens qui marchent lentement, par vouloir tous leur casser la gueule parce qu’ils t’énervent tous, par tout détester, par te refermer sur toi-même et te protéger de ce monde, à coups de Rage Against The Machine et de Candy Crush. Tu finis par t’habituer à la misère à chaque coin de rue, comme une norme qui s’impose et que tu regardes sans compassion. Tu as l’impression de survoler tout, de courir non stop, de perdre le sens des choses simples.

Heureusement, Paris ce n’est pas que ça.

Paris, c’est aussi cette formidable effervescence gourmande, ce foisonnement de bonnes adresses, ces jeunes chefs qui s’installent et te régalent, ces bonnes adresses où tu te sens bien et où l’assiette et le service te font revenir, tous ces bars à vins qu’il fait si bon squatter, été comme hiver, cette profusion de caves et bars à vin parmi lesquelles tu trouves forcément ton ou tes cavistes préférés, ces gens passionnés et passionnants qui te font découvrir des merveilles et te trouvent la perle rare.

Et Paris, c’est aussi tous les copains, qui rendent cette vie à 200 à l’heure plus agréable.

Et c’est pour ça que je ne te quitte pas vraiment, Paris. Je reviendrai, souvent.

trait

Petit florilège de bonnes adresses testées et approuvées, et comme c’est loin d’être exhaustif, rendez-vous sur quelques bons blogs : Du morgon dans les veines, Mélopapilles, My Food Box. Évidemment, le mot « meilleur » est à envisager avec un peu de recul, hein, c’est principalement pour vous appâter :)

L'Amitié Rit - OENOSAlimentari - OENOS

MONTREUIL

La meilleure sélection de vins, caviste sympa inclus : l’Amitié Rit.

Le meilleur pain, dans une boulangerie bio autogérée : La conquête du pain.

La meilleure pizza, fournie avec vins natures : L’Alimentari.

Les meilleurs fromages, maintenant aussi avec charcuterie : Un Brin d’Amour.

Le lieu du vin - OENOSPascade - OENOS

PARIS

Le meilleur caviste parisien adorable et sympa avec accent aveyronnais : Le Lieu du Vin.

Le meilleur caviste avec plein de trucs bizarres et rares en cave : Crus et Découvertes.

Le meilleur caviste avec plein de grands classique rares en cave (mais aussi du Sauvé de la Citerne) : La Maison des Millésimes.

Le meilleur bar à vins en rapport qualité-prix, cavistes compétents et ultra-sympas : le Siffleur de Ballons.

Le meilleur bar à bières, Cantillon incluse : La Fine Mousse. 

La meilleure buvette trop chouette : La Buvette.

Le meilleur bar à vins un peu classe pour un rendez-vous professionnel : La Grande Crèmerie.

Le meilleur spot pour ne pas déprimer un lundi soir (et d’autres jours) : le Coinstot Vino.

Le meilleur deuxième spot pour ne pas déprimer un lundi soir en buvant un bon cocktail : L’Entrée des Artistes.

Les meilleurs cocktails (découverts grâce à Tom et ses bonnes adresses) : Le Mary Céleste.

Le meilleur Spritz (parce que j’ai pas goûté les autres cocktails) : Lockwood.

Le meilleur izakaya qui te montre ce que c’est, un vrai maki : Lengué.

Les meilleures tapas pour une soirée entre copains, avec la qualité de la cuisine d’Itinéraires, le prix en moins : 58 Qualité Street.

Les meilleures tapas avec jambon Bellota de dingue : Farago.

Le meilleur burger qui ne te laisse pas sur ta faim : Mamie Burger.

Le meilleur burger qui ne te laisse pas sur ta faim avec serveurs-lunettes-rondes-barbe-et-chemises-de-bûcherons : Le Barbershop.

Le meilleur burger aveyronnais que tu n’arriveras jamais à finir parce servi avec aligot et sauce à la fourme d’Ambert : Bistrot Mélac.

Le meilleur restau gastro mais pas trop cher mais trop bien quand même : Pierre Sang in Oberkampf.

Le meilleur restau un peu à l’autre bout de Paris mais tellement créatif : Tempero.

Le meilleur moyen d’impressionner ton ou ta moitié(e) : Spring.

Le meilleur moyen d’impressionner ton ou ta moitié(e) si en plus il/elle est pointu(e) en vins naturels : Saturne.

Le meilleur moyen d’impressionner ton ou ta moitié(e) mais t’as plutôt intérêt à t’y prendre longtemps à l’avance : Septime.

La meilleure adresse pour manger des Pascades (y’en a pas 50 en même temps): Pascade.

La meilleure cantine pas chère du midi avec produits frais : Chez Colette.

Le meilleur Paris-Brest et le royaume du praliné : La Pâtisserie des Rêves.

Les meilleurs glaces italiennes (et non pas à l’italienne mais italiennes quand même) : Grom.

La meilleure épicerie italienne (burrataaaaa) : RAP.

Les meilleures tablettes de chocolat du monde entier (objectivité : 0) : Pierre Marcolini.

Et encore plein d’autres que j’oublie ou que je n’ai pas testées (mais vous pouvez les mettre en commentaires).

Coinstot Vino - OENOSLockwood - OENOS

Alors, à bientôt, Paris !

Et maintenant, direction l’Anjou  :-)

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7 Commentaires pour l'article “Adieu Paris. Bonjour l’Anjou !”

  1. Philippe :

    La meilleure compagne pour boire un coup, rigoler, discuter, partager : Eva !

  2. Isabelle :

    Le plus difficile en province est de ne pas déprimer un lundi soir. Bonne route !

  3. Julie :

    Je partage entièrement ta vision de Paris, totalement sauf que je ne me renferme que sur Rage against the Machine, je n’ai jamais cédé à Candy Crush huhu.
    Bon vent à toi, bon retour aux sources, et je te souhaite tout le bonheur et la réussite du monde ;)

  4. LaFrancesa :

    Il était temps que tu fuis Paris, les errances du lundi soir sont terribles… en tous les cas je note tes spots.
    Hasta la vista guapa!

  5. On Boit Quoi Ce Soir ? :

    Snifff… Je valide tout !

    Et je me demande si finalement ce serait pas mieux si on ne repartait pas à zéro en chassant tous les parisiens et en exigeant qu’ils ne reviennent pas avant 2 ans ? Reposés et sympathiques !

    Paris, Paris, c’est souvent aussi ce que l’on en fait et comme tu le dis Eva, il y a aussi plein d’endroits et de gens merveilleux.

    Bonne route !

  6. La Parisienne :

    Oh ce que je te comprends! Moi aussi, il m’est difficile de supporter les parisiens dans le métro et toute l’incivilité qui s’est imposée dans la ville. J’ai souvent des envies d’ailleurs…
    Merci pour le partage de tes bonnes adresses et surtout je te souhaite plein de bonheur en Anjou, une région que j’aime beaucoup!

  7. Olivier B :

    on ne s’est croisé que trop peu mais je me demandais à chaque fois ce que tu faisais là….dans la capitale….on en a parlé ensemble, c’est pour tout ça que je n’y vais pas….
    Le calme de la campagne t’évitera la déprime et pas seulement le lundi soir….bon retour en province, et maintenant que tu vas arrêter de courir après rien, j’espère te voir ici bientôt….yalla des gros bisous……………

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