Calendrier de l’Avin 2016 – Jour 23

Posté par Eva ROBINEAU, le 23 décembre 2016

En cette veille de réveillon de Noël, on fait péter les bulles de Champagne !
Alice IMG_5063

Le 23 décembre est un jour oubliable au-delà du raisonnable, consacré aux achats et préparatifs de dernière minute pour les communs des mortels qui se laissent surprendre chaque année par la date de Noël, surtout quand elle tombe un 25 décembre. Même pour les amoureux du vin les plus prévoyants, c’est un jour promis au néant, qui fleure bon le potage et l’eau, en prévision des belles quilles qu’on s’est promis de sortir pour les festoiements de fin d’année. C’est tout sauf un jour consacré aux agapes bacchiques. Sauf dans la famille Legrand, où une petite tornade blonde a fait irruption il y a 4 ans. Depuis 2012 donc, c’est champagne pour le 23 décembre, une tradition relatée dès 2013 dans le calendrier de l’Avin avec une bouteille de l’envoûtante cuvée Louis de la famille Tarlant, que nous avions partagée (surtout moi) avec Louis, pour la naissance de sa petite soeur.

Pour cette année 2016, c’est plus facile encore puisque nous avons rejoint la magnifique région de Champagne, en Nouvelle-Austrasie. Enfin, magnifique, sauf pour la météo. Parce que passer d’Avignon à Epernay, c’est un choc climatique dont la mère de mes enfants ne s’est pas encore remise. Mais je digresse, cela fera l’objet de mon intervention dans le calendrier de l’Avin 2017, si Eva m’autorise à y participer une nouvelle fois.

Bon, où en étais-je… … L’arrivée triomphale en Champagne… Pouf pouf, l’arrivée en Champagne au sein de la jeune et dynamique maison Nicolas Feuillatte. Et là j’entends déjà certaines âmes suspicieuses s’offusquer par avance que l’homme de marketing pervertisse à la fois cette noble institution qu’est le calendrier de l’Avin et instrumentalise l’anniversaire de sa fille avec de peu louables intentions auto-promotionnelles. Et bien non, croyez-le ou non, le champagne Nicolas Feuillatte que nous dégusterons aujourd’hui est un choix du coeur : c’est la Cuvée Spéciale Millésime 2008, à dominante de chardonnay et de pinot noir à parité, complétés par le meunier (je digresse une nouvelle fois, mais pour votre bien : on dit meunier, pas pinot meunier. Notez-le si vous souhaitez briller en société oenophile). Chaque gorgée de ce champagne, peu dosé, infiniment digeste, est une éclatante démonstration du savoir-faire de la maison. Une cuvée qui, à mes yeux, incarne le mieux le style Nicolas Feuillatte : finesse et élégance. Et, sur ce millésime 2008, une énergie qui n’est pas sans évoquer ma petite Alice. Un champagne aux notes d’agrumes et de fleurs blanches, soutenu par une tension et une longueur qui évoquent les grands rieslings (je ne dis pas allemands pour ne pas me fâcher avec mes amis alsaciens, mais vous m’aurez compris…).

Mais ne vous inquiétez pas, l’année prochaine, promis, j’irai chercher ailleurs un autre beau champagne. Parce que les 5 ans d’Alice le vaudront bien.

Olivier

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